( 29 juin, 2014 )

suite 2

Mais au moment ou la 1ère ligne allemande rebordait la crète qui descend à stimbach à Cernay ,et allait atteindre le calvaire ,elle fut prise sous le feu violent de la section de mitrailleuse du 1ér bataillon embusqué à courte distance .

Une compagnie de chez nous qui se repliait fit immédiatement demi tour et rejeta à la baionnette les boches surpris .Les allemands s’étaient infiltrés dans les bois au nord ,en cherchant cherchant visiblement à tourner notre gauche.Par ailleurs,ses mitrailleuses, installées maintenant a Stimbach et sur la crète .Cernay ,les pentes couvertes de vignes ou le gros du régiment avait ébauché des tranchés pour tireurs à genoux .Mais malgré ,les pertes due s à la couleur voyante de leurs pantalons rouges ,cibles trop facile pour les allemands dont elles meme distinguaient mal les « felgraneurs » ,nos soldats tenaient toujours les positions au matin que l’ennemi n’avait pas pu entamer.

suite 2 Cernay-Les-ruines-apres-la-grande-guerre-32313

9aout

 

C’est fait nous sommes en Alsace depuis avant hier et nous avons complétement franchi les Vosges nous sommes tout près de Mulhouse ,qui dit on est pris par des troupes .Tout va bien ,santé excellente .Nous sommes acclamés dans la grande majorité des villages Alsaciens que nous traversons .J’ai remis avant hier à une petite Alsacienne, le ruban tricolore que m’avait donné la petite fille .A la traversée des villages les vieux,ceux qui ont la médaille d’honneur ,se mettent au premier rang ,les femmes pleurent ,les enfants viennent et nous adresse quelques mots en Francais « -bonchour mon gapitaine! ».Dans d’autres villages les habitants terrorisés par quelques Allemands restés ici n’osent montrer leur joie et restent froid .Froideur déguisée ou sincère ,nous ne savons pas encore.Enfin l’essentiel est que nous sommes en Alsace .Il faut le dire nous n’avons pas un grand mérite à cela car nous avons toujours rencontré peu de monde devant nous .Je n’ai pas le temps de t’écrire longuement .Qu’il te suffise de savoir que je suis en pleine santé

 

Vers 16h ,par suite des progrès de l’adversaire sur la gauche,ils durent s’établir sur la crète plus au sud.A 18h30 ,ils y repoussé encore une attaque générale.Anxieusement ,nos hommes regardaient la tronce du chemin de fer reliant Cernay à Mulhouse ,a travers la foret .On espérait confusément voir débouché par là le 23ème ou d’autres élément de la division.Vers 19h30pris en enfilade par des mitrailleuses et devant la menace d’enveloppement de l’ennemi tout,presque derrière soi,on entendait le clairon sonner?lugubre,l’assaut dans le ravin de Steimbach ,le régiment dut suivre le mouvement de retraite de la brigade et se retirer .Il se rapprocha en combattant .Epuisés par le combat ,nos soldats barricadèrent l’entrée du village ,et, après s’etre jetés sur les fontaines afin de se désaltérer ,s’étendirent pour dormir le long des murs et de chaque coté des rues .Ainsi prenait fin ce combat de Cernay ,ou le 133ème ,qui venait de recevoir le baptème du feu ,avait manifesté ,les plus belles qualités combattives .Nos soldats s’étaient en effet battus pendant plus de 10h sur un terrain surchauffé par un soleil de plomb,sans rien à mangé et rien à boire ,que de l’eau trop chaude des bidons ,au milieu des vignes tous les échalas ,courant sur les fils de fer perpendiculaires au front de combat ,rendait la direction très difficile et pratiquement impossible .Chaque section,isolée des autres mais animé par la volonté de vaincre et faisant preuve d’intelligente initiative ,avait du résister seule ,contre attaquant elle meme,dès qu’elle avait été contrainte à céder un peu de terrain .Sans soutien d’artillerie ,attaqué par nos ennemis quatre fois supérieur en nombre ,le régiment avait tenu toute la journée sur ses positions .Il avait reculé qu au moment ou ,débordé à la gauche par les bois qui n’étaient pas tenus , à sa droite par la plaine et la foret ou il y avait que de faibles fractions de chasseurs à pied pour relier 133ème et 23ème il s’était vu dans une position critique .Et avant de céder le terrain ,ils avaient infliger de telles pertes a l’ennemi que celui-ci épuisé ,loin de les poursuivre, courut le soir s’enfermer dans Cernay sans meme penser à se couvrir par les avants postes

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 tout va toujours bien recu baptème du feu à Cernay nous avons combattu de 10h du matin à10h du soir ;le régiment seul contre une division allemande aujourd’hui nous sommes rentré en France à 1 km de la frontière pour nous reposer après 4 jours bien pénibles .

 

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