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( 4 juillet, 2014 )

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Le régiment aménagea donc fébrilement ses positons sur la cote 406 au nord de petite fontaine ,de manière a battre le débouché des bois situé au sud ouest de Mortzwiller.

Comme les fatigues des combats précédents été déjà oubliées ,nos soldats commencèrent à trouver longue la période d’attente ,et se fut avec joie qu’ils recurent l’ordre de marcher en avant,pour reprendre l’offensive en Alsace.Le 14, ils se mirent en marche ,occupant le matin Mortzwiller et,vers midi sentheim.L’avance était prudente ,car l’ennemi était à proximité se retirant sans accepter le combat ,devant la 82ème brigade ,le 352 ème et les troupes alpines du 14ème corps.Le soir, le 1er bataillon recevant l’ordre d’enlever Guevenheim à la baionnette.Dans la nuit obscure on s’approcha du village ,mais l’ennemi venait de l’évacuer et nos soldats y pénétrèrent sans tirer un seul coup de fusil.On retrouva des blessés francais que les allemands avaient abandonnés dans leur retraite.Là ,ainsi qu’à Sentheim les habitants ménagèrent à nos troupes  un accueil enthousiaste et le «  »schaps »local fit bien quelques victimes!Au dessus du village ,nos hommes purent comparer les formidables tranchées que les allemands venaient d’évacuer ,avec des trous pour tireurs a genoux dont ils se contentaient jusqu’ici .Comparaison salutaire et dont ils devaient tirer profit .

Le lendemain le régiment ,déployé en flèche,ayant comme point la lisière Est de Guewenheim ,organisa ses positions de la veille
.Cette offensive differait en effet de la poussée imprudente des premiers jours d’aout .On réquisitionnait des outils dans les fermes et au fur et à mesure des conquetes,on creusait des tranchées pour prévenir tout retour offensif de l’ennemi.Le 16, le 133ème était à gauche de la division et marchait sur Aspach le bas .Tout indiqué une retraite précipitée des allemands.Dans les tranchées que ces derniers avaient établies face à la route ,sur les crètes dominant la vallée de la Doller, des outils avaient été abandonnés .leur  bivouac avait meme  était quitté si hativement ,qu’on y retrouva des manteaux ,des bottes,des équipements de loisirs laissés  sur place.Le régiment organisa une ligne de défense en avant d ‘Aspach le bas Dans toute la région des traces du combat livré le 10 aout  étaient très nombreuses.Le village lui meme qui avait été le centre de la lutte ,avait eu à en souffrir:le clocher et plusieurs maisons étaient démolis .

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( 4 juillet, 2014 )

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Les 1eret 2ème bataillon établis à limbach,n’eurent guère pendant la journée ,qu’à repousser quelques patrouilles de cavaliers .Mais, menacés d’etre coupé dans leur retraite par l’infanterie allemande ,qui s’avancait dans les bois ils durent se replier.Le 11 ,le régiment se trouva réuni;mais déjà on signalait des patrouilles allemandes vers la frontière,et l’on craignait un mouvement offensif sur Belfort

( 1 juillet, 2014 )

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En lisière de Cernay ,une batterie Allemande ,dont on apercevait des lueurs de départ tirait sans arret sur Aspach et Mulhouse ;on voyait éclater de fusants et la lueur sinistre des maisons qui brulaient éclairait la plaine ou se mourrait lentement la première bataille .Peu après cependant tout se tut et,dans le silence nocturne ,on entendit plus que les convois francais et allemands.

A 22h30,Alerte!Laissant au vieux thaan le 1er bataillon ,le régiment fut de nouveau dirigeait vers Cernay pour appuyer le mouvement du 15ème chasseurs en vue d’une offensive projetée pour le lendemain .Sur la foi des renseignements donnés ,ils comptait trouver le village occupait par les chasseurs, alors qu’en réalité ces derniers n’avaient pu s’y maintenir .Il avanca donc sur les routes,en colonne par 4,quand,vers l’auberge de la croisière ,il se heurta aux allemands qui débouchaient de Cernay.De part et d’autre ,dans l’obscurité, la surprise fut grande .Engageant la fusillade,nos soldats se déployèrent en toute hate dans les champs .Affolés les boches mirent le feu aux premières maisons pour s’éclairer.On entendit les clairons ennemis sonner l’alerte ,les canons roulés sur les pavés de la ville.Mais notre avance n’avait  pour but que d’appuyer les chasseurs et devenait inutile ,puisque leur mouvement n’avait pas réussi .Ordre fut donc donné de se replier en direction d’Aspach le bas .

Nos pertes avaient été faibles ,mais par suite d’obscurité ,divers éléments qui,pour prendre leurs positions de combat ,avaient du s’écarter du gros du régiment ,ne purent le rejoindre,l’ordre de retraite une fois donné.Au point de jour seulement  ,protégés par le 15ème  chasseurs qui,au nord tenait le groupe 309  on put reconstituer les deux bataillons à Aspach le bas .La 133ème recut alors l’ordre de se porte sur la gauche des chasseurs.Le 1er bataillon avait déjà profité de la nuit pour s’établir au sud du vieux thann à l’angle des routes thann -aspach et thann -cernay .Le 2ème bataillon fut à son tour envoyé à limbach  pour couvrir le débouché de thann .Le 3ème s’établit à Aspach le haut ,tandis qu’au centre Rodereu était occupé par un bataillon du 352ème .Vers 10h ,un violent duel d’artillerie ,s’engagea entre les batteries allemandes et les batteries francaises .L’artillerie allemande tirait sans arret ,malgré les pertes énormes qu’elle subissait ,se trouvant soumise ,dans la plaine,au tir direct de nos pièces ,tout le barrage tenait également en respect ,l’infanterie mais vers 19h nos 75 pris sous le feu des 155 qui rendaient leur position intenable ,furent obligé de prendre position de replis .Les masses allemandes purent alors déboucher ,obligeant à notre droite ,les chasseurs à abandonner Aspach le bas .Découvert par son flanc droit le 3ème bataillon dut à son tour se retirer d’Aspach le haut sur Rodereu .Le 1eret 2ème bataillons établit à limbach
 

 

( 1 juillet, 2014 )

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Il faut songer à cela pour avoir une idée des qualités de sang froid et de la bravoure que venait de déployer les troupes qui voyaient le feu pour la 1ère fois .Les pertes ,sans etre très élevées,étaient sensibles.Le lieutenant B avait été mortellement blessé ;le lieutenant G tué dans un corps à corps;le lieutenant M tué d’une balle ,alors qu’au mépris de tout danger,dressant sa haute silhouette au dessus des ceps ,il fouillait le terrain le terrain à la jumelle ;le lieutenant G,ramassé par les Allemands sur le champs de bataille ,devait mourir de ses blessures après quelques jours de captivité .Des éléments avancés et le service médical du 1er bataillon avaient été fait prisonniers.Toute la nuit ,sous les ordres du docteur E qui bien que blessé n’avait pas voulu abandonner ses fonctions ,les brancardiers circulèrent sur le champs de bataille et ramenèrent les blessés .Quelques civils en transportèrent également un grand nombre et parmi eux un blessé à la cuisse l’adjudant chef R de la 2ème compagnie ,qui de son brancard commandait ,aussi correctement qu’à l’exercice un groupe d’isolés qu’il avait ralliés.Si ,de notre coté,la nuit était venue apporter une treve au combat ,il n’en été pas de meme du coté de Mulhouse ou la bataille continuait toujours .

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